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Le printemps sous la neige

Imprimer Par Élaine Champagne

Avec beaucoup de réalisme, tout le monde s’attend à ce que le printemps soit long cette année au Québec… Il y a tellement de neige! Et il neige encore. Chacun guette les changements, s’encourage des signes avant-coureurs, anticipe la fonte qui menace d’inondations en même temps qu’elle dira haut et fort que le beau temps est revenu. Espérance et crainte s’entremêlent. Patience et longueur de temps. Bien sûr, l’été va venir. Mais pour l’instant, il est enseveli, bien profondément… Et la radio annonce encore de la neige… Il faudra un peu de foi!

Il en va parfois de même de certaines de nos relations familiales. Certaines semblent ensevelies sous la neige depuis un certain temps. Comme en dormance, elles attendent… Parfois, le froid s’en mêle. D’aucuns guettent un signe de vie. Il y aura bien un printemps… mais quand? Si des tensions font partie de l’histoire, faudra-t-il craindre ou espérer le dégel? La fonte des neiges sera-t-elle occasion de ravages ou de renouveau? Espérance et crainte s’entremêlent. Patience et longueur de temps. Et la foi que l’été peut revenir. Peut-être, il n’est qu’enseveli, bien profondément…

Heureusement que le Christ a visité nos tombeaux! Il a partagé notre condition humaine et nous connaît jusqu’au plus intime. Il est entré dans la mort et vient nous visiter au fond de nos hivers, au fond de nos dormances les plus profondes. Par son Esprit, il vient délier ce qui est engourdi. Il vient dégeler ce qui est paralysé; apaiser ce qui est blessé; réunir ce qui est cassé; fortifier notre effort ténu à traverser nos hivers. Le cœur peut retrouver le chemin des retrouvailles. Le pardon est possible. La parole peut à nouveau s’entendre.

Il est ressuscité! Et parfois, nous avons le privilège de voir nos proches apparaître sous une nouvelle lumière. C’est à peine si nous les reconnaissons. Quelque chose de neuf a semblé naître en eux : une nouvelle manière d’envisager la vie, une nouvelle attitude qui laisse place à l’authenticité, à la vulnérabilité, à l’affection. Comme si le printemps les avait envahit sans qu’on ait pu rien prévoir. Et l’on s’aperçoit bien vite que le printemps nous a aussi contaminé. Que c’est cela même qui a ouvert nos yeux à la nouveauté de leur vie. De petits riens relancent l’espérance, rendent possible une nouvelle confiance, plus forte, plus vraie.

Il nous a montré le chemin. La route est longue, mais les bourgeons sont là. Ils nous remplissent de joie! Printemps d’espérance, joie de voir fondre ce qui était raide! Joie qui sait le poids de l’hiver, joie légère comme un oiseau, joie profonde, joie qui célèbre! Il est Vivant! Il est Dieu parmi nous! « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant alors qu’Il nous parlait en chemin? »

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