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La foi de Marianne. L’amitié et l’accueil de l’autre

Imprimer Par Marianne Larivière

Dans le cadre de notre chronique « Dieu en famille », je vous propose cette année différentes rencontres. Je vous suggère d’écouter différentes personnes qui témoigneront de la manière dont elles vivent leur foi, en famille. C’est la question que j’ai posée à Marianne ce mois-ci.

Marianne se présente ainsi : « Je suis une personne timide, mais beaucoup moins qu’avant. J’adore la lecture, le dessin, écouter des films et écouter de la musique. J’adore être en contact avec des animaux et des enfants. Je me passionne pour l’aquarelle et tout ce qui touche les arts. J’ai un cœur d’enfant même si je vais avoir mes 18 ans bientôt. Je suis très persévérante et je n’abandonne pas facilement. Je suis solitaire, mais j’aime être en contact avec les gens. J’ai une imagination très fertile, je suis ponctuelle et ordonnée. Je n’aime pas être en conflit avec les membres de ma famille et mes amis (es). »

Les parents de Marianne sont laïques dominicains. Marianne a également une sœur de 19 ans, Valérie. La famille de Marianne a vécu durant sept ans une expérience assez unique. Dans le cadre d’un projet de collaboration dominicaine, la famille de Marianne a logé dans un appartement aménagé tout spécialement à l’intérieur du couvent des frères. Dans son témoignage, Marianne fait référence à cette expérience. Voici son témoignage.

« Je me suis toujours posé cette question : Qu’est-ce que cela veut dire avoir la foi?

J’observe beaucoup ma famille. J’ai remarqué que pour mon père avoir la foi, c’est d’aider ceux qui vivent des choses difficiles dans leur vie en les écoutant et en les accompagnant par le biais du Centre de Consultation et de Croissance du Québec (CCCQ). C’est cette envie d’aider qui nous a conduit, ma famille et moi, au couvent des pères dominicains, à Québec. C’est aussi lire son bréviaire pour se « nourrir » et se ressourcer et aller quelques fois à la messe. Pour ma mère, avoir la foi c’est aussi d’aider ceux qui souffrent par le biais du CCCQ, en étant accompagnatrice en « analyse transactionnelle enrichie » dans ce centre. Pour elle, c’est prendre le Christ comme un modèle et vivre l’évangile le plus possible.

Pour ma sœur, avoir la foi, c’est croire en des valeurs telles que le respect et l’entraide que nos parents nous ont transmises au fil des ans. J’ai le plaisir de constater que leur foi a permis à de nombreuses personnes de se raccrocher à la vie. En d’autres termes leur implication a porté ses fruits. Toutes ces observations m’ont permis de répondre, en partie, à ma question du début: avoir la foi, c’est croire en quelque chose. Pour ma part, je vis ma foi par le biais des films que j’écoute et des livres que je lis. Mon film fétiche est la trilogie du Seigneur des Anneaux parce que Frodon poursuit la quête de détruire le mal.

Je crois au bien et au mal et je crois également qu’en chacun de nous se cache une bonté ou une méchanceté, tout comme Frodon lorsqu’il est enfin arrivé à son but, mais qu’il hésite à détruire l’anneau. Je crois qu’il y a un paradis et un enfer, mais je ne crois pas en l’Église ou en l’institution qu’elle représente. Dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, il est aussi question d’amitié et c’est Sam qui aide Frodon tout au long de sa quête. En plus du respect et de l’entraide, l’amitié fait partie des valeurs auxquelles je crois et qui sont importantes à mes yeux. Le Christ a également vécu l’amitié avec ses disciples. Ce que je retiens le plus de ma vie au couvent dominicain, c’est l’affection de la plupart des frères à l’égard de ma sœur et moi malgré le fait qu’on entrait dans leur monde de prières. Je me sentais privilégiée de partager une partie de ma vie avec des gens qui ont voué la leur à quelqu’un qu’ils n’ont jamais vu et avec qui ils n’ont jamais parlé.

Finalement, c’est à travers les différentes expériences de notre vie, qu’on peut développer notre foi et celle-ci nous porte à agir envers les autres, elle nous aide à nous ouvrir à l’accueil de l’autre. »

Marianne Larivière, Québec

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