Dieu en famille,

Responsable de la chronique : Élaine Champagne, l.o.p.
Dieu en famille

Êtes-vous de la famille?

Imprimer Par Élaine Champagne

À l’occasion de l’un des nombreux festivals qui battent leur plein durant l’été, je suis allé passer quelques jours chez des amis, au cœur de l’une des plus belles régions du Québec. Tout de suite, leur accueil chaleureux et leur simplicité m’ont fait me sentir chez moi. Je me sentais de la famille.

Le festival a été l’occasion d’innombrables rencontres toutes aussi animées les unes que les autres. Mais au fil des jours que j’ai passé là-bas, quelque chose a fini par m’intriguer, puis à m’étonner.

Aussitôt après les salutations, les gens de cette région cherchaient toujours à trouver ou à se redire les liens de famille, de voisinage ou d’amitié. Mais ce qui me frappait, c’était que de cette manière, chacun se trouvait rattaché aux autres. Les villageois se racontaient comment ils étaient liés les uns aux autres. Comme s’ils aimaient à rappeler pour chacun d’eux : « Tu es des nôtres! » Je vous raconte un peu leurs échanges. Vous devinez bien que par discrétion, j’ai changé les noms des personnes et des lieux.

– Alors tu es la fille de la cousine d’Anna Bernier, sur le deuxième rang?
– C’est ça! Et mon mari est le fils de Gaston Lachance. Vous savez? Le voisin des Boudrault.

Un troisième continuait :
– Les Boudrault? Ça c’est du bon monde! Toujours prêts à rendre service. Même la nuit, Louis-Paul était prêt à dépanner quand on avait besoin de quelque chose.

Personne n’était laissé en reste. En s’adressant à une autre personne tout près du groupe :
– Et vous, rappelez-nous votre nom! Vous venez de la région?
– Nous, c’est Gagnon. Nous venons de la ville, mais nous avons profité des vacances pour venir ici. Mon mari cherche la maison familiale de son ancêtre.

Et encore un autre de poursuivre :
– Les Gagnon? Je suis du village d’à côté, de X, et ma femme est de N. Il y a un rang qui traversait les deux villages et juste à côté de la ferme du grand-père, je me souviens qu’il y avait des Gagnon.
– Je voudrais vous présenter Josiane. C’est une amie de classe de Louise, venue en vacances.
– Avez-vous de ses nouvelles?

Les gens se racontaient leur histoire, passée et présente. Et la famille a dépassé la maisonnée. Elle a même dépassé le village. C’était un peu comme d’entendre : « Si vous êtes là, c’est que vous êtes de la famille! » Tous. Et je vis que c’était bon.

Et vous? Si vous êtes là, c’est que vous êtes de la famille! Et je me réjouis! Vous n’êtes plus des étrangers, ni des émigrés; vous êtes de ma famille ! Voilà, c’est très bon.

Signé : Yahvé – Dieu

Élaine Champagne, l.o.p.

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