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L’histoire de la crèche

Imprimer Par Élaine Champagne, l.o.p.

L’an dernier, une amie, Claire, en visite chez sa fille, préparait avec elle les festivités du temps de Noël : petits plats, emballage de cadeaux, décoration de la maison, le tout un peu à la presse et avec le sentiment que rien ne sera prêt à temps. À l’improviste, la fille de Claire lui lance soudain : « C’est toi qui te charges d’installer la crèche et de l’expliquer à Cassandra! » Cassandra a trois ans et demie. Elle aime beaucoup sa grand-mère. Mais Claire, prise au dépourvue, ne sait pas trop par où commencer. Quels mots prendre pour faire comprendre le sens de Noël à Cassandra? Comment faire le lien entre l’histoire passée et nos manières d’aujourd’hui? Et cela maintenant, dans la course et le brouhaha des préparatifs!

Claire appelle donc Cassandra auprès d’elle, et tout en plaçant un à un les personnages de la crèche, elle lui raconte la nativité, bien simplement : Jésus-enfant, Marie et Joseph, ses parents, tout près de lui, les moutons qui broutaient alentour, les bergers qui se sont approchés, les mages qui arrivaient de très loin, l’ange qui chantait tout en haut. Claire retourne ensuite à la cuisine où sa fille l’appelle. Après un moment, elle repasse par le salon et s’aperçoit que les personnages de la crèche sont tous déplacés. Ils sont maintenant tous en cercle. Étonnée, elle les replace correctement et retourne au fourneau. Revenue un peu plus tard, elle retrouve de nouveau les personnages tous en cercle! Vraiment perplexe, Claire devine la main de Cassandra dans tout cela mais se demande bien ce qu’elle peut avoir derrière la tête. Elle lui demande doucement : « Cassandra? » La petite est tout près. « C’est toi Cassandra qui a mis les personnages de la crèche en rond? » « Oui ». « Pourquoi est-ce que tu les as mis comme cela? » Et Cassandra, sur un ton d’évidence, de répondre avec assurance : « Mais c’est parce qu’ils s’aiment! »

Les jeunes enfants sont sensibles aux symboles, et ils s’identifient facilement aux petits personnages des récits qu’ils entendent. Ils possèdent aussi ce que l’on appelle un sens relationnel très vif même s’ils n’ont pas toujours les mots pour exprimer ce qu’ils perçoivent, ou même si leur manière de comprendre ne ressemble pas toujours à la nôtre. Il semble que Cassandra avait bien saisi l’essentiel de la fête… Chacun trouve sa place près de Celui qui nous aime… Et quand nous sommes ensemble petits et grands, en cercle à la garderie, ou autour de la table pour un repas en famille ou entre amis, nous nous plaçons spontanément en cercle. « C’est parce qu’ils s’aiment! » Voilà bien ce que nous cherchons tous!

Quand nous nous laissons étonner par les enfants, quand nous nous laissons questionner par leur regard sur le monde, nous pouvons découvrir un peu de l’esprit qui les habitent. Une forme de partage spirituel s’amorce ainsi et nous permet non seulement de donner à nos enfants, mais aussi de recevoir d’eux. Nous entrons alors avec eux dans le cercle, autour de l’Enfant, près de l’Emmanuel, Dieu-avec-nous.

Un très Joyeux Noël à tous!

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